Formation à l'agriculture bio : passer par la case wwoofing

Le WWOOFING en bref

Le WWOOFING en détail

Le Wwoofing à la Ferme de Cagnolle : testé et approuvé !

Lorsque Benoît a posé ses bagages à la Ferme il y a plus de 10 ans, après avoir longtemps vécu à l’étranger, il a vite compris que pour éviter la solitude, il lui fallait continuer de voyager. Et pour ça, rien de tel que d’accueillir des gens de multiples horizons, partageant tous la même envie d’un monde différent.

Les avantages du wwoofing

Le Wwoofing permet de transmettre notre philosophie et notre vision du sol vivant. Faire participer les gens à nos expériences, c’est encourager leur curiosité, leur donner le droit à l’erreur et ouvrir les esprits sur un autre mode d’agriculture que nous voyons comme l’une des solutions pour un avenir meilleur.

Nous espérons éveiller les consciences et qui sait, développer des vocations. A nos yeux, le wwoofing est un bon moyen de permettre à de futurs maraîchers de confirmer une vocation en s’essayant à la réalité du métier.

Découvrez l’expérience du Wwoofing à la Ferme de Cagnolle

Le Wwoofing, une bonne formation au maraîchage bio ?

A nos yeux, pour se former, rien de mieux que d’échanger avec des professionnels du bio sur leurs techniques et apprendre de leur retour d’expérience : ce qui fonctionne et qu’ils reproduisent, ce qu’ils ont testé puis abandonné… Et le wwoofing permet cela, en partant du principe que le wwoofeur est là pour s’essayer à une activité qui n’est pas maîtrisée. Pas de pression, on encourage la découverte et le droit de ne pas s’y retrouver ! Etant donné que le wwoofing se pratique sur de courtes durées, vous pouvez réaliser diverses expériences dans plusieurs fermes, afin de tester le maximum de pratiques bio, confronter de nombreux points de vue, méthodes, outils… Mais sachez-le si vous souhaitez véritablement vous orienter vers la voie de l’agriculture bio et en faire votre métier : le wwoofing n’est pas reconnu comme une activité agricole et ne peut pas vous donner une quelconque équivalence dans un parcours de formation. Il ne peut pas être considéré comme un stage ou une expérience professionnalisante. Votre temps de wwoofeur ne vous dispensera pas, si tel est votre projet d’avenir, de passer par la case PPP (Plan de Professionnalisation Personnalisé), formation diplômante et stage conventionné, en bonne et due forme…

Mais au fait, c’est quoi le wwoofing ?

Avant de vous présenter ce qu’est le wwoofing et comment cette pratique est née, il faut vous expliquer pourquoi nous en entendons de plus en plus parler. Nous avons tous au moins un ami, ou un ami d’ami qui, à défaut d’avoir essayé, vous en a parlé et l’a envisagé en soirée. Non, il ne s’agit pas d’une expérience sensorielle étrange ouvrant vos chakras et votre esprit à de nouveaux horizons inexplorés… Quoique !

Le wwoofing, de plus en plus pertinent dans notre contexte de société

A notre époque, ce que les générations futures appelleront peut-être en “les années 2020’s” (voire “les années Covid”, au train où vont les choses), la thématique de la quête du sens est plus que jamais présente dans nos sociétés occidentales. Qu’il s’agisse des étudiants, en proie à de véritables angoisses pour leur avenir, ou de travailleurs plus âgés déjà bien intégrés dans la société, de plus en plus de gens, parfois issus de milieux sociaux aisés, décident de changer de vie et de quitter leur emploi de citadin pour se réorienter. En cause : une situation qui ne répond plus à leurs valeurs profondes. Qui dissonne chaque jour un peu plus avec leur conviction que la croissance à tout prix n’est pas la solution, qu’une vie derrière un écran, un boulot alimentaire ou l’enchaînement de jobs temporaires ne sont pas une source d’enrichissement et que, décidément, nos modèles de société ne font pas grand chose pour l’environnement. Des mouvements – très urbains – apparaissent, notamment chez les jeunes, pour tenter de compenser cette crise des consciences : véganisme, zéro déchets… Chacun essayant à sa manière, avec plus ou moins de raison, d’”agir contre”, à son niveau. Certains partent faire le tour du monde avec leur passeport et un sac à dos, espérant peut-être qu’entre beaux paysages et rencontres humaines, les déclics à leur retour seront plus aisés, et le projet global plus facile à dessiner. Certains se lancent dans des cours du soir pour devenir menuisiers, ébénistes, charpentiers, ferronniers… D’autres, enfin, se tournent vers la nature et reviennent à la terre. Une quête de simplicité, pour réapprendre la reconnaissance envers la nature et ses bienfaits, dont ils ont parfois tout oublié. En tête, ces questions résonnent : quels sont les vrais besoins de l’homme ? Comment atteindre un sentiment de satisfaction sincère ? En somme, il est où, le bonheur ?
Retrouver le sens de la vie avec le wwoofing

Revenir à la terre : la définition du WWOOFing dès sa création

Cette idée de retour à la terre ne date pas d’hier. Déjà dans les années 1970’s, certaines consciences se questionnent et entrevoient que l’avenir meilleur qu’on leur a promis n’est peut-être plus d’actualité. Les plus avisés ou les mieux renseignés comprennent que certaines problématiques de société engendrent même des conséquences aux proportions planétaires. A cette époque, on ne parle pas encore de réchauffement climatique, ni même de trou dans la couche d’ozone lié aux activités humaines. En revanche, les consciences environnementales n’en sont pas moins présentes, comme en témoignent les mouvements hippies qui rejettent la société de consommation et prônent un retour à la nature et la simplicité des rapports humains. A cette époque, l’agriculture biologique fait ses débuts (elle sera organisée mondialement en 1972 par l’IFOAM, International Federation of Organic Agriculture Movements). C’est pour soutenir le développement des premières fermes engagées dans une production biologique que Sue Coppard, une jeune secrétaire londonnienne, publie une petite annonce intitulée “Working Weekends On Organic Farms”. Elle propose aux agriculteurs de l’accueillir chez eux le week-end en échange de coups de main bénévoles, pour soutenir leur démarche. Plusieurs réponses positives et belles rencontres plus tard, le WWOOFing était né, et se répandait.

WWOOF France, une association qui promeut le “Vivre et apprendre dans des fermes biologiques”

Aujourd’hui, WWOOF signifie “World Wide Opportunities on Organic Farms”. De nombreux pays dans le monde ont en effet adopté la philosophie de l’association, qui vise à partager une vie simple et la connaissance de la nature au sein des fermes biologiques. L’apprentissage, les rencontres humaines et le partage sont au coeur de ses valeurs, loin du consumérisme de masse et des intérêts financiers. En France, l’association est implantée depuis 2007 et compte environ 17 000 adhérents. Mais attention, le wwoofing est encadré et ne peut pas être pratiqué n’importe comment, par n’importe qui.

Wwoofing, comment ça marche ?

Avant toute chose, il faut préciser : le wwoofing n’est pas rémunéré. Et ce pour éviter d’être considéré comme du travail dissimulé. Inutile de taper “wwoofing payé” dans Google donc 🙂 L’association s’est accordée avec la MSA pour que le wwoofing ne devienne pas un moyen pour les hôtes de combler un besoin de main d’oeuvre bon marché. La définition exacte du wwoofing consiste donc plus exactement en des vacances engagées. La durée de l’accueil est limitée, et les invités ne doivent pas s’enchaîner toute l’année… Un agriculteur qui travaille dans une ferme biologique s’engage à accueillir ponctuellement un membre de l’association qui soutient son activité en acceptant de donner des coups de main sur la ferme, quelques heures par jour. A cette occasion, l’invité enrichit ses connaissances, et gagne sa pitance : il est nourri et logé. Il doit aussi bénéficier d’un certain temps libre – il n’a absolument aucune obligation de s’occuper toute la journée sur la ferme. Des vacances, on vous dit ! Cela lui permet de découvrir la région où le pays, ainsi que les modes de vie locaux. Les fermes biologiques qui souhaitent devenir des hôtes et accueillir ces vacanciers militants s’engagent d’ailleurs à respecter une charte, qui encadre leurs droits et leurs devoirs ainsi que leurs valeurs morales : confiance, tolérance et générosité. Ainsi, WWOOF prévient les abus et exprime clairement aux wwoofeurs ce qu’ils peuvent attendre de cette expérience. Pour autant, un wwoofeur lui aussi prend des engagements !

C’est quoi un Woofeur et qui peut le devenir ?

Le wwoofeur (ou woofeur si l’orthographe correcte est abandonnée, pour plus de simplicité) est donc le nom donné à ces touristes non consuméristes, qui souhaitent changer d’air et mettre leur bonne volonté au service d’un projet de consommation et de vie auquel ils croient. Ils ne sont pas subordonnés à l’agriculteur qui les accueille et sont donc considérés tout simplement comme des bénévoles bien intentionnés. Ils rendent des services et participent à l’activité de la ferme, ce qui justifie qu’en retour ils bénéficient du gîte et du couvert. Certains proposent tout naturellement à l’hôte de se rendre disponible toute la journée, en fonction de leurs possibilités. Mais en aucun cas, l’hôte ne peut l’exiger ni même le demander. D’ailleurs, toujours dans l’optique d’éviter les abus, WWOOF est très clair sur un point : ce sont les bénévoles qui s’adressent aux agriculteurs, et non l’inverse ! Un fermier maraîcher par exemple ne peut pas publier une demande d’accueil de volontaires en wwoofing pour l’été, comme il publierait une petite annonce pour un stage ou un job saisonnier. Il doit attendre d’être contacté. Pour devenir woofeur et être accueilli dans la ferme bio qu’on vise, il faut être adhérent de l’association (voir les tarifs). Il est conseillé de contacter l’agriculteur plusieurs mois à l’avance, afin de mettre toutes les chances de son côté de voir sa demande acceptée.

Le témoignage de Jacky

IMPORTANT pour les Woofeurs intéressés : la ferme de Cagnolle n’est plus membre de l’association car nous avons développé une activité de formation pour les personnes passionnées, maraîchers, agriculteurs, viticulteurs… ou particuliers. Nous organisons d’ailleurs régulièrement des sessions de formation spécifiques MSV (Maraîchage sur Sol Vivant), qui ont lieu sur 3 jours et vous permettent de découvrir la ferme autant que nos techniques culturales. Intéressé.e.s ? Contactez-nous !